Promo 2013-2015 – Lycée Pierre de Fermat à Toulouse

Bonjour, ami·e de la prépa ! J’étais dans la promo 2013-2015 HKH du lycée Fermat, en spécialité théâtre pendant les deux années.
Aujourd’hui, en 2020, je suis en deuxième année de doctorat en Arts de la scène à l’Université Grenoble Alpes (UMR Litt&Arts). Ma thèse porte sur les réappropriations théâtrales contemporaines d’épopées, dans le paysage théâtral français depuis les années 2000, et je suis sous la direction de Malika Bastin-Hammou (professeure à l’UGA) et Pauline Bouchet (maîtresse de conférence à l’UGA).
À la fin de la prépa, j’ai pris la décision de ne pas khûber – même si j’ai particulièrement aimé mes deux années de prépa, j’ai estimé qu’il était temps de sortir de cette bulle. Entre une école de communication ou Sciences Po’ pour du journalisme, le choix n’a pas été simple… et j’ai finalement décidé de faire le choix du cœur à défaut de faire celui de la belle carrière. Je suis donc allée faire une licence 3 « Arts du spectacle » à Grenoble, petite ville dynamique et étudiante nichée entre trois jolies montagnes. Cette licence mêle deux parcours : celui des arts de la scène [théâtre, mais aussi danse et cirque] et un parcours cinéma. De nombreux cours sont en commun, ce que j’ai trouvé enrichissant car j’avais des connaissances en théâtre suite à la prépa, mais aucune en cinéma. Il n’a pas été facile de s’adapter à ce nouveau rythme et ce nouvel environnement, mais une excellente ambiance de promo et un projet de pratique théâtrale semi-pro sur l’année ont bien aidé à mon intégration et à mon épanouissement. J’étais si bien à Grenoble que j’y suis restée (tant pis pour Paris !) pour le master « Création Artistique – Arts de la scène » (là aussi, il y a également un parcours « études cinématographiques ») et j’ai tellement aimé travailler sur mes mémoires de M1 et M2 que j’ai choisi de poursuivre l’aventure de la recherche…
Dans le cadre du doctorat, je dois évidemment faire une thèse, mais aussi produire des articles de recherche, faire des conférences et assister à d’autres conférences et journées d’études. Travaillant sur du spectacle vivant contemporain, une partie de mon travail consiste à aller au théâtre et à analyser des spectacles. À côté de tout cela, j’enseigne dans la filière « Arts du spectacle » et pour l’instant j’ai donné des cours à des L1 Arts du spectacle et des L3 Lettres modernes-arts du spectacle (à Valence, ville proche de Grenoble où se trouve une antenne de l’université).
Ce que j’aime le plus dans le doctorat, c’est la grande liberté que cela implique : je travaille où je veux, quand je veux. Évidemment, ça veut souvent dire que je travaille partout et tout le temps, mais il faut me comprendre, mon sujet est si cool qu’il est difficile de résister ! En plus de tout ça, je peux choisir mes axes de recherches en fonction de mes intérêts : mon sujet de thèse lie ma passion première pour le théâtre contemporain, ainsi que mon intérêt pour la culture antique et, même si j’ai choisi le théâtre comme voie principale, je peux être à cheval sur plusieurs domaines. En outre, je participe à des colloques féministes et à la valorisation du matrimoine théâtral grâce à l’étude de mon corpus de thèse.
Après la thèse, j’espère pouvoir trouver un poste d’enseignante-chercheuse en Arts de la scène… ou tout autre chose, on verra ce que la vie me réserve ! Vous n’êtes peut-être pas sans savoir que trouver un poste à l’université va bientôt tenir du miracle…
Contact : anais-tillier@orange.fr . N’hésitez pas à me contacter pour des questions sur la licence ou le master ! Pareil pour le doctorat (notamment au niveau des types de financements, d’organisation, etc.).
